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Les trophées suisses

Après une journée digne des plus grandes compétitions sportives, il est normal de distribuer les trophées :

  • La médaille du mérite ex-aequo pour Marie, Allan, Fernand, Pascal et Patrick qui sont arrivés au sommet du Col de la Croix sans marcher aux côtés de leur monture (ou presque !). Avec mention particulière à nos 2 capitaines de route, Fernand et Pascal, toujours présents pour régler les différents problèmes techniques, pour une poussée amicale et efficace dans le dos ou pour le soutien moral.
  • La médaille de l’exploit sportif à Quentin qui a poussé sans relâche sur ses pédales jusqu’au sommet.
  • La médaille de la générosité dans l’effort à Pauline qui, alors qu’elle déployait toute son énergie en danseuse sur le trets, trouvait encore du souffle pour encourager Quentin.
  • Et Deux mentions spéciales de plus à Maïté et Madame Tassi qui m’ont réellemnt impressionnées dans cette montée.

Evidemment, cette liste n’est pas exhaustive car je sais qu’il y a eu, comme d’habitude, de nombreux dépassements personnels silencieux et de multiples petits gestes de solidarité qui, jour après jour, crée l’unité de notre peloton.

Quant à ceux qui nous encadrent sur la route : Jean-Samuel, Sylvie et les motards, une médaille ne suffit pas pour leur exprimer notre reconnaissance. Inlassablement, devant, derrière et sur les côtés, ils veillent à notre sécurité. Do et Jo dans leur voiture balai ont ramassé et réconforté les cyclistes fatigués. Je termine par un grand merci à l’équipe d’intendance : on ne les a pas beaucoup vus aujourd’hui mais, au goût de nos sandwiches, on sentait bien qu’ils y avaient mis du coeur !

Céline

Dimanche : Feuilleton " les imprévus de Barie".......

Il y avait le feuilleton Dallas, maintenant il y a le feuilleton les "Imprévus de BaRiE".

Après l’étape vélo du jour, la caravane, bus, vélos, camionnettes se suivent dans le col du Grand St Bernard.

Mise en scène

Le bus, les camionnettes empruntent des couloirs différents, le camion, conduit par Béatrice accompagnée de Jean passe le couloir côté camion, jusque là rien d'anormal.

Le douanier qui est chargé du transit camion, consulte les documents Suisse et demande d’ouvrir le camion. Il constate que le camion était vide en Suisse mais que pour l’entrée en Italie, il est pleins de vélos ...
Jean et Béatrice lui expliquent le but de notre voyage, les tenant et aboutissant du pourquoi vide en Suisse et plein en Italie. Rien n’y fait. Le bus parti, et n’ayant pas la preuve que les vélos ont été achetés en Belgique, et propriété des participants, du car passé depuis 1/2h, les vélos sont devenus marchandises, sans documents douaniers !!!
Jean et Béa palabrent, Jean Samuel, Sylvie et moi, faisons demi tour, palabrons à notre tour avec tous les documents du voyage. Le douanier accepte l’explication du vide sur le territoire Suisse et du plein pour l’entée, en Italie, mais ils sont donc devenus marchandises (il veut bien fermer les yeux sur le document douanier manquant), leur propriétaire n’étant pas à proximité (il voulait que le bus retourne pour le prouver), nous ne voulons pas dérouter le bus qui était déjà après toutes les discussions à 90kms de là.

Les camions, ne pouvant, circuler le dimanche ils sont obligés de rester à la frontière jusqu’à 22h00 !

Ils sont finalement arrivés à l’hôtel à 0h08, nous les attendions, aux côtés de Caddy, Daniel, Fabrice, Christelle, et votre serviteur. Nous avons encore vite mis charger les vélos électriques, et le temps de vous narrer, l’épisode du jour, je vais enfin me coucher ...

Il est 2h16 ...

 En direct de Vivérone Italie, Marie-Jo

Samedi : Passage fontière et dédouanement

Depuis mardi matin , nous savions qu'il fallait dédouaner le camion transportant les vélos et la camionnette frigo.
Passage frontière obligatoire, à Boncourt Del Autoroute, ou Basel.
Après avoir déposé les cyclistes à Ferrette, où attendait l'équipe d'intendance, nous partons vers notre destination Del Autoroute.....

Traversée d'un village interdite aux + de 3,5 tonnes, nous décidons de nous rendre au plus vite au poste de Bâle.Sans nous douter que nous allions y vivre une aventure digne de Bourvil et De Funès.
Caddy et l'équipe d'intendance(Caroline, Lisette,Annie, Annouch, Jean, Monique, Sabine, Fabrice,Marie-Claire),nous avaient fait un inventaire des denrées restées dans le véhicule qui ne seraient pas consommées sur le territoire Suisse.
Fabrice muni du document et moi- même nous rendons au poste de transit, le gentil douanier, nous dit après lecture du document...( avec l'accent suisse du valais) Ben ma'ptite dame c'est tout ce qu'vous afez? ben fallait pas passer par ici, c'était pas la peine, de faire l'détour la vignette c'était bon vous faites pas plus que 3,5 tonnes, vous pouviez rester afec vos vélos , .........

nous lui expliquons donc que Jo roule derrière les vélos avec une camionnette-balai du même tonnage, mais vide, il nous répond,(toujours avec accent)"ben alors j'fous mets 2 vignettes comme ça j'fais seulement que 1 ticket"....
je lui dit alors que notre grand camion lui est vide, pour entrer en Suisse, mais plein de vélos pour sortir,(accent) ben vot' camion, il fait 19 tonnes, c'est pas 60 vélos qu'y front qu'il pèsera plus.....je l'entre comme ça, ya pas d'mal
les documents faits, il nous explique gentillement mais surtout très "l e n t e m e n t " comment activer la carte de passage en Suisse.
je vous évite l'explication.....
Béatrice et moi après 30' de procédures administratives, allions quitter le poste Transit quand un chauffeur routier rentre et nous dit "Hai, où sont vos vélos???, nous lui répondons:" ben dans la montagne avec nos valeureux cyclistes" lui, de nous dire " ben j'vous ai vus à mon tv hier dans ma camion,avec la satellite..( ce brave homme était néerlandophone...(qui, nous entendant parler français a fait en Suisse, tout son possible pour nous parler en français). Il avait visionné le reportage VTM.
Notre plaisir est au comble, nous sommes reconnus aux fontières de l'Europe.

Nous retrouvons les équipes au moment où nos courageux cyclistes sont redescendus de la montagne. Chapeau à tous !

Marie-jo

3ème et 4ème jours du périple

Après une bonne nuit de sommeil, le réveil est plus facile. Le temps est très couvert et il a plu pendant la nuit. Après un bon déjeuner, nous prenons le bus pour rejoindre Ferrette dans le Jura Alsacien. Là, l'équipe d'intendance nous a préparé des paquets pique-nique. Nous revoilà prêts pour affronter les côtes du Jura.

On est tout de suite mis en situation avec notre première côte, petite certes mais raide. Nous faisons de notre mieux pour essayer d'arriver au bout, mais cette étape est si difficile que tous n'y arriveront pas. Le principal pour notre aventure, c'est de participer.

En plus, le soleil nous accompagne. A la fin de cette montée difficile, nous arrivons au Col de la Croix à 789 mètres. (On arrive pas à croire qu'on soit arrivé aussi haut !) Après nous attend une descente vertigineuse de 5 kms jusque St Ursanne en Jura Suisse.

Nous avons pu admirer les magnifiques paysages du Jura, observer la flore et la faune mais aussi les nombreux rapaces.

A St Ursanne, jolie petite ville pittoresque, nous reprenons le bus pour rejoindre Yvernon-les-bains. Là, nous sommes reçus très chaleureusement par les autorités, et au cours du repas, nous avons même droit à des danses brésiliennes. Après cette journée très physique, je suis content de rejoindre ma chambre pour un repos bien mérité.



Lundi, nous prenons le bus vers 10h pour rejoindre Aigle. Il a plu pendant la nuit. Nous rejoignons le Centre Mondial du Cyclisme où se trouvent également les bureaux de l'Union Cycliste Internationale. Nous profitons d'une visite des lieux avec un guide, très intéressante, et d'un bon repas.

Pendant cette visite, il a plus des cordes. Quand nous nous mettons en route pour rejoindre Evionnaz, la pluie a cessé. Nous empruntons le Canal du Rhone, et nous recevons juste quelques gouttes de pluie.

L'étape jusque Martigny ayant été supprimée, je rate mes amis Anne et Georges, mais je les verrais lors de leur prochain séjour en Belgique.

De nouveau le bus pour passer le col du Grand St Bernard, en longeant l'impressionnant lac de Genève, et puis c'est l'ascension jusqu'au sommet. Ce qui nous permet de voir des paysages époustouflants, et les neiges éternelles. Nous passons en Italie et il pleut. Pleuvoir c'est peu dire, nous essuyons un terrible orage avec des pluies diluviennes. Heureusement pour nous, nous ne nous trouvions pas sur nos vélos ( ouf !). Nous arrivons à l'hôtel, où nous pouvons jouir d'une vue imprenable sur le lac Viverone.

Après un bon repas, je rejoins ma chambre pour bien me reposer. La journée de demain sera difficile.

Alain

Echos de l´intendance

Nous pensions avoir tout prévu : boissons, nourriture, l'attirail des parfaits pique-niqueurs, les menus journaliers ... C'était sans compter avec la loi helvétique en matière de dédouanement !

La veille du passage de la douane Suisse, Marie-Jo avait été prévenue que le camion frigorifique serait contrôlé. Tout ce qu'il contenait et qui aurait été consommé sur le territoire Suisse serait taxé à 35% ! Et oui ! Il fallait donc montrer un minimum !

Après concertation "Et si on faisait ceci ... non, non, il faut plutôt faire comme cela ...", la décision a été prise : Sous la conduite de Sabine, notre cheftaine, 9 bénévoles sont partis tôt, très très tôt, pour préparer les lunch paquets à donner aux cyclistes avant l'étape de montagne et donc avant la frontière, et ainsi vider au maximum le camion frigorifique en bourrant de plus les soutes du car.

Le film de Charlot dans "Les temps modernes" est revisité. En une heure, l'opération est terminée !

Une fois nos cyclismes partis pour leur première ascension, nous nous dirigeons vers la douane (mais à un poste déterminé !) avec les 3 véhicules. Et là ... oh surprise. (Imaginez l'accent suisse) "Mais Madame, avec le peu de choses que vous transportez, il n'y a rien à déclarer !". Nous sommes restés zen, d'apparence du moins ...

Caddy

Potins de balai

Côté balai, nous avons été très actifs aujourd'hui. Mais rien à voir avec ... EUX !

Cette fin d'étape en Suisse, digne de cyclistes de haut niveau, ils l'ont tous abordé avec un courage et une ténacité inouie. Peu ont abandonné, la plupart ont terminé la côté à pied, se soutenant mutuellement.

Plus question de plus fort ou de plus faible,

Plus question de patient ou de médecin,

Tous ont pu sentir leur limite, tous ont pu se dépasser.

Le fort soutenant le faible et le faible soutenant le fort.

On ne pouvait plus distinguer l'aidant de l'aidé.

Dans ces moments là, ce fameux col est le seul but à atteindre, la seule victoire à fêter tous ensemble.

Chacun a eu sa victoire.

Que ce soit celui qui avait fait les nombreux km précédant cette dernière côte, que ce soit ceux qui s'y sont attaqué et n'en ont fait qu'une partie, que ce soit ceux qui l'ont terminée à pied, ou ceux peu nombreux qui l'ont vaincue, chacun a vécu un défi et chacun l'a relevé avec un maximum de courage.

La Suisse nous a gratifiée de paysages somptueux, de villages charmants, d'une nature intacte, elle nous en a mis plein la vue et ... plein les jambes.

Mais surtout aujourd'hui, la solidarité n'a pas été un vain mot ... c'est probablement cela la plus grande réussite de cette journée.

Après cette dure ascension, tous sont d'accord : Le peloton a mérité une journée de repos et le programme du lendemain est revu en conséquence. Pour les lève-tôt, rendez-vous aux Thermes d'Yvernon, pour les autres, grasse matinée. Départ fixé à 10h. Côté balai, nous choisissons la pause, de quoi nous permettre d'alimenter le site en photos.

Nous prenons ensuite la route vers Aigle, où se trouve le Centre Mondial du Cyclisme. Visite très intéressante autour principalement des différentes disciplines liées au vélo.

Balade ensuite en remontant le cours du Rhone (eh oui, le Rhone prend sa source en Suisse ...). Nous reprenons les vélos pour cette courte et agréable balade, avant de reprendre la route pour l'Italie.

La fin de journée nous réserve son lot de surprises. Problème de douane d'abord : on nous suspecte de vouloir sortir des vélos de Suisse (le camion a en effet passé la douane la veille à vide, puisque nous roulions). Puis averse torrentielle dans les montagnes Italiennes (les véhicules soulèvent des trombes d'eau, les motards sont mouillés jusqu'aux os malgré leur équipement de pluie). On arrivera finalement à l'hotel de la Marina et le soleil viendra éclairer la piscine et le lac.