Aujourd’hui, j’ai eu peur ...
Cette journée de mardi s’annonce difficile, je ne sais pas pourquoi, mais je le ressens en me levant, après une nuit très courte.
Au dîner hier soir, le briefing annonçait une étape difficile, surtout la première partie en descendant sur le sol anglais, car les véhicules accompagnant ne descendant pas du même côté que les vélos, ils seraient un peu en retard pour suivre les vélos. Quelques patients décident de ne pas prendre de risque, et les autres (pour qui je «tire mon chapeau») avertis partent à l’assaut des falaises de Douvres.
Naturellement, dès l’ascension, ce qui devait arriver arriva ! Notre courageuse Monique, doit mettre pied à terre (ce dont je suis avertie plus tard), et comme Jo notre voiture balai faisait le tour, cette courageuse a poussé son vélo jusqu’à ce qu’il arrive quelques minutes plus tard. Ma journée est fichue. Monique qui en plus est une amie, a une volonté de fer pour combattre sa maladie. elle a du abandonner, elle est très déçue et épuisée... Pardon Monique, désolée.
Les autres, après une pause de quelques minutes, repartent sur les magnifiques routes du Kent escortés par nos indispensables motards, qui doivent parfois se mettre devant les voitures anglaises, qui ne soupçonnent pas le danger devant eux que représentent nos joyeux pédaleurs... Qui parle du flegme anglais…. !
Vent de face, ils parcourent les km sans se plaindre, nos véhicules de ravitaillement, ne pouvant pas accompagner sur les routes de campagne, seul Jo suit et ramasse les courageux à bout de lutter contre les montées et le vent.
Avec le docteur Joos, qui cette fois ne me contredira pas, nous décidons d’écourter l’étape et de la terminer à Canterbury 15 km avant le final prévu à Shillam. Tous acceptent de bon cœur, BaRiE n’est pas une épreuve sportive, mais un exemple de solidarité et de courage.
Ils partent donc après l’accueil très britannique de notre équipe d’intendance, visiter la ville et rentrons paisiblement à l’hôtel avec 1h00 d’avance.
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Potins de balai
Aujourd'hui nous arrivons en Angleterre. L'équipe balai se scinde en deux. Jo le dépanneur sera seul dans son camion-balai pour « tenir la gauche », ce qui lui donne l'impression de doubler tout le monde :-)
J'avais dis que cette année je ne roulais pas, pas assez de temps entre les étapes pour gérer les photos et le site web. Mais voilà, Barie réserve toujours des surprises. Et c'est avec Marc sur le pino que je passe finalement ma journée.
En commençant en passant le poste frontière. Photos interdites me dit le douanier ... puis en montant sur la malle, en descendant de la malle avec un peloton qui roule au milieu des camions. Et puis l'ascension des falaises de Douvre. Je m'étonne, nous ne mettons pas un pied à terre ! Moi qui me sentait faible, qui doutait de mes capacités cette année. Nous voilà Marc, gentil kiné et moi, dans les premiers à l'arrivée, ovationnés par les moins téméraires. Pour un baptême en pino, quelle émotion !
Tu continues me demande Marc ? Une quarantaine de kilomètres dans les plaines vallonnées du Kent. C'est magnifique parait-il ... Tentant ... Mais n'est-ce pas présomptueux ? Comment respecter mes limites ? Comment même les reconnaître ? Je dois faire confiance à mon corps et à mon esprit. Oui, je continue ...
Quel spectacle ! Quelle ambiance ! Quelle expérience ! C'est la 4ème Barie auquel je participe, mais jamais je n'avais vécu une telle émotion ! Pinos côte à côte dans le silence de l'effort à chaque montée, l'un derrière l'autre dévalant chaque descente. C'est en effet une succession d'effort et de relâchement. J'imagine que mon homme dans son camion balai assure seul le travail, car abandon il y a c'est certain. Au fur et à mesure des ascensions de collines, l'effort est plus important, le doute s'installe, les questions fusent ... Vaincrai-je cette côte encore ? Est-ce raisonnable de continuer ? D'un autre côté, on ne veut lâcher ni son collègue-thérapeute qui compense nos faiblesses, ni le reste du peloton. Les visages deviennent de plus en plus graves mais toujours souriants. On se sent si proche de l'autre. Pas seulement des autres patients mais aussi des médecins qui peinent tout autant dans l'effort. C'est comme si nos poumons, nos peaux respiraient ensemble, c'est une proximité indescriptible, une humanité totale. Au delà de notre combat, c'est çà le profond symbole de Barie.
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impressions de Quentin
Impressions du voyage par Quentin. Nous avons démarré vers 10 heures du matin à la place du Luxembourg après un bon petit déjeuner. Le début du voyage s’est passé sur pavé (ça faisait mal au cul). Heureusement, la suite s’est déroulée sur de la route à peu près plate. Il faisait beau temps et j’ai roulé 40 kilomètres le matin mais nous avons dû faire une petite halte en plein milieu car une voiture avait été lancée dans le canal pour un exercice. Ensuite, diner pâtes. Après, j’ai encore roulé 15 kilomètres l’après-midi. .
Dimanche J’ai pu me lever un peu plus tard car je n’ai pas fait la première étape car elle était trop en pente (il y a eu un retard d’au moins une heure). J’ai quand même fait la suivante de 12 kilomètres mais ça allait un peu vite donc je me suis retrouvé tout derrière. Le dîner était très bon (pizzas). La suite était moins rapide car nous étions devant (j’ai fait 48 kilomètres l’après-midi). Nous sommes arrivés à l’hôtel en avance car je n’ai pas fait la dernière étape. Papa a dû nous quitter car il devait aller travailler le lendemain. Nous étions en avance au restaurant et nous sommes allés nous coucher à 10h15.
Lundi Nous sommes partis après le petit déjeuner sous un grand soleil au bord du canal. C’était 25 kilomètres d’un coup (ce n’était pas facile) et après, dîner salade jambon melon. Nous sommes repartis pour 8 kilomètres toujours sous un grand soleil le long du canal. Après une petite pause, encore 17 kilomètres (j’ai fait toute les étapes). Arrivée à la Marine de Zeebrugge pour le gouter. Comme nous étions pas mal en avance, nous avons pu aller dormir vers 10 heures dans notre toute petite chambre à Calais.
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Echo d'Alain
Ce matin à 8h30 nous partons à vélo pour prendre le ferry. Le temps est couvert et venteux. Nous embarquons à vélo, après les formalités d’embarquement et la traversée, nous arrivons à Douvres à 11h30. il y a du soleil mais avec du vent. Nous attaquons les falaises de Douvres, et ce n’est pas facile. Il y a des côtes à 13% ! Mais nous y arrivons même s’il faut faire un bout à pied. Après nous prenons les routes vallonnées du Kent, où nous pouvons admirer la nature et la faune. A 15h30 nous arrivons à Canterburry pour un repas plus que mérité. L’étape est écourtée vu la fatigue générale. Après une rapide visite de la ville, nous reprenons le bus pour rejoindre notre hôtel à Rochester. Après le repas du soir, ce sera un repos mérité pour tous.
Alain
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