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Les dieux allemands nous sont tombés sur la tete: ils sont fous ces Gaulois!!!

La journée allemande commence bien: nous avons pu dormir un peu plus tard... Le malheur des uns peut parfois faire le bonheur des autres... Jean-Paul et Fabrice sont finalement arrivés tard dans la nuit avec un nouveau camion et le reste des vélos: c’est un peu grâce à eux que nous avons pu profiter de ces quelques heures de sommeil en plus... Un tout grand merci!! Même si…

Alors que le ciel paraissait plutôt clément, rien ne présageait la pluie qui a été, durant toute la journée, la plus fidèle de nos fans: dès le départ elle s’est mise à tomber et elle ne nous a plus quittés jusqu’au Danemark… pour cette étape considérée comme la plus difficile en terme d’effort physique puisque sont promises des pentes à plus de 5% !!!

laurent

Nous avançons malgré le vent et les averses, plein de courage et d’entrain en grimpant les cotes et dévalant les descentes... Aïe Xavier et Pascal déraillent avec leur tandem, en pleine ascension... mais plus de peur que de mal. Allez Sigriet: on va y arriver! Les pinos conduits par Laurent, Marc et Patrick, qui exposent leur compagnon de route à la force de toute cette eau tombée du cielP: bien qu’en première ligne et incapables de lutter, ces derniers ne se manifestent que pour encourager leur binôme. Trempée jusqu’aux os et toujours en pédalant, j’écoute attentivement Patrick répéter son exposé qu’il doit présenter au congrès, même Arsène ne lui fera aucun cadeau sur la qualité de la présentation qui doit être parfaite!!!

Fernand en tête, la file s’étire et se contracte comme un accordéon, entre les gouttes, mais toujours unie et joyeuse. Albert, Harold et Chris, nos compatriotes d’Afrique du sud ne semblent pas impressionnés par les conditions climatiques et pédalent gaiement. Fort heureusement, nous sommes toujours encouragés par nos deux camions bleus a bord desquels se trouvent Sabine, Françoise, Monique, Caro, Daniel, Jo et Dominique, par notre nouveau camion (énooorme), conduit par Jean-Paul et Fabrice, et par les coups de Klaxon de Rachid, notre chauffeur de bus au « cœur de Lion ». Et bien sur l’équipe « Geo Secours » , Jean Samuel, Thierry et Sylvie ouvrant toujours la route au peloton…

Même mouillés, nous dégustons avec beaucoup d’enthousiasme notre déjeuner dans l’intérieur du camion remorque aménagé en deux temps trois mouvements en coin V.I.P. Merci encore à cette merveilleuse équipe qui prépare à chaque fois nos repas ou nos collations à chaque arrêt…Quel privilège!

Soudain silence!!! Marie-Jo arrive en courant avec son GSM: c’est la RTBF! Arsène se fait interviewer en direct par la radio pour raconter notre périple. qui se terminera par un « Hourra » général. La bonne humeur est toujours présente, c’est ça aussi Barie!

Après un trajet en bus, nous prenons le bateau vers le Danemark, toujours escortés par Arnaud et Guy, nos deux motards préférés. Sans eux, ce périple n’aurait pas été pareil, ils nous ont protégé tout au long du parcours telle une «maman canard avec ses petits canetons» (et le terme est approprié en cette journée), qui se suivent à la queue-leu-leu. Derrière leur combinaison impressionnante et leur look de «policier», ils nous envoient dès qu’ils le peuvent de petit clin d’œil d’encouragement et un grand sourire qui nous fait chaud au cœur.

Même si nous avons donné quelques cheveux blancs supplémentaires à Herman et Fernand, nous avons été exemplaires sur ce parcours malgré les difficultés et les caprices de la météo.

Une petite pensée à Quentin, notre mascotte, Théo son petit frère et leurs parents merveilleux, Françoise et Patrick, ainsi que les autres personnes que la maladie ou l’état de santé ne permettaient pas de rouler ce jour sous cette satanée pluie!!!

Heureusement, la balade en bateau nous fait un peu oublier ces moments difficiles… et voilà le Danemark qui pointe son nez… telle une récompense à cette étape humide mais inoubliable.

Laurent, Patrick et Valérie

Les petits canards au bord de l´eau ...

J’ai reçu ce matin des mains de Khaled un très joli cadeau : un joli petit canard jaune ! Etait-ce un signe ? Aujourd’hui la thématique du jour sera la chanson : « Un petit canard au bord de l’eau (…) il est si beau qu’il va tomber dans l’eau ! Plouf ! ».
Rassurez-vous bien sûr : on n’a pas fait les poules mouillées, mais plutôt les joyeux petits canards sous la pluie ! Ce n’était pas gagné de garder une équipe motivée, joyeuse et solidaire dans des conditions climatiques telles… et pourtant, le défi est magnifiquement relevé !

Voilà nos soleils du jour : les petits mots d’encouragements, les sourires sous les capuchons, les passages de vestes ou de selles, les applaudissements quand les derniers arrivent tout dégoulinants, les petits délires chantonnant sous l’effet du froid, les "clignettes" avec nos amis motards qui nous attendent à chaque carrefour, les coups de klaxons des camions qui nous dépassent et nous redépassent sans cesse, le plaisir des photographes à nous immortaliser dans nos plus beaux atours: casque-capuche-K-Way, les concours de mollets les plus sales, les propositions d’élire Miss Barie sur base d’un défilé…en K-Way bien sûr !, les coups de mains pour arriver à ouvrir les plateaux repas quand nos mains trop engourdies de froid n’y arrivent plus ( je découvre la réalité du dérouillage matinal de mes chers patients !), les tentatives de manger le plus serré possible dans les camions pour ne pas perdre une miette de chaleur restante, la solidarité pour l’embarquement en temps record des vélos dans le camion, le plaisir des strip-tease dans les cars (oups… promis, y’aura pas de photos !)…

Bref, même la pluie a sa magie cachée ! C’est sûrement ça aussi Barie !... Et comme nous le chantions hier avec la chorale :
« Merci Barie, Merci Barie, C’est plaisir de pédaler pour vous, on est heureux comme des fous !!!

Marie

Soudés

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Ce matin, nous avons eu droit à un temps de repos plus long.
Après le petit-déjeuner et le déchargement des vélos, nous prenons la route.
A peine avons-nous contourné l’hôtel que la «grimpette» commence.
Le peloton s’étire, les changements d’allure sont fréquents. Les dernières montées sont difficiles.
Enfin, nous arrivons au terme de 7 km d’ascension.
Pas d’abandon ! Une fois de plus patients et valides sont restés soudés dans l’effort.

Monique et Francis

Admiration

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Voilà déjà le quatrième jour du voyage.
Après un beau soleil qui nous a réveillés, nos cyclistes sont partis sous la pluie et vont devoir grimper toute la matinée.
Nous quittons Eutin, une très belle ville avec un grand lac, que nous retrouverons vendredi.
Ce soir, nous prenons le bateau vers le Danemark. Si le mauvais temps persiste, bonjour le mal de mer !!!

C’est ma première participation au Peloton de l’Espoir. Bien que déçue de n’avoir pas su pédaler, je suis très heureuse des rencontres et de l’ambiance, très admirative de l’organisation d’un tel voyage.

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Félicitations à toute l’équipe !!! Rendez-vous l’an prochain pour rallier Rome !

Marie-Claire Monseu

Etape allemande

Peloton

Nous sommes dans le Nord de l’Allemagne, à Eutin. C’est ici que les organisateurs ont choisi d’offrir aux plus valeureux, une étape plus sportive. Démarrant par une côte de 7 km, l’étape se poursuit sur terrain vallonné.

Les sportifs cherchant la difficulté sont comblés aujourd’hui, car à l’épreuve des côtes se rajoute celle de la pluie qui ne cesse de s’abattre, tantôt fine, tantôt drue. Dans le camion-balai, nous nous attendons à des abandons, même si les moins costauds ne participent pas à cette étape. Mais, si la mécanique fait défaut à plusieurs reprises (sous la pression des mollets, plusieurs chaînes sautent), aucun de nos cyclistes ne renonce. En fin de parcours, je range, moi-même, l’appareil photo par crainte d’infiltration d’eau.

Notre peloton, protégé par les coupe-vent bleus reconvertis pour la circonstance en coupe-pluie, tient le cap sans faillir jusqu’à l’arrivée.

Encore une fois, la solidarité est indispensable, que ce soit entre les cyclistes eux-mêmes, ou avec l’équipe de soutien qui les entoure. C’est une expérience extraordinaire de prendre conscience que chacun d’entre nous a un petit rôle à jouer dans cette entreprise et que chacun de ces petits rôles apparemment insignifiants contribuent sans aucun doute à la réussite de cette aventure. La solidarité apparaît alors comme une attitude naturelle et source d’une joie immense. L’autre n’est plus « celui qui doit se faire remarquer » ou « celle qui m’a remballée hier » ou « celui qui ronfle » ou « celle qui n’est jamais contente » … mais, la personne avec laquelle nous partageons un exploit, l’être avec son petit rôle à lui qui a rendu la réussite globale possible.

Barie, c’est aussi et surtout, une formidable expérience de vie.

Do & Jo

Tout va très bien !

Tout va très bien Monsieur Barie…
Suite aux petits tracas du troisième jour ...

Tout va très bien Monsieur Barie ...

Y a des chaînes qui cassent,
Des flashes qui éblouissent,
Des camions en panne,
Mais à part ça, Monsieur Barie, tout va très bien.

Y a la Présidente qui se soigne,
Geo Secours, lui, les bobos (entorses et ampoules),
Maux de gorge dûs à la pluie,
Mais à part ça, Monsieur Barie, tout va très bien.

La bonne humeur au beau fixe,
La pluie au rendez-vous,
Mais tous en chœur nous chantons,
Mais à part ça, Monsieur Barie, tout va très bien.

Marie-Jo

Une famille éphémère

Le drôle de titre m’est venu ce matin du quatrième jour au petit déjeuner. C’est ma seconde participation après Bruxelles-Barcelone et je retrouve plein de personnes que je n’avais pas vues depuis et avec qui j’avais passé de bons moments. C’est une peu comme dans ma famille (nous sommes dispersés un peu partout en France) : on se retrouve lors d’événements importants et on a plein de choses à se raconter. Comme une famille, nous partageons les joies et les difficultés. On s’engueule mais on ne se fâche pas, on se tombe dans les bras aussi vite et on rigole bien.

C’est aussi une famille éphémère car elle disparaît à la fin pour renaître un an plus tard avec de nouvelles personnalités.

Je suis aussi ici pour partager avec mon fils les difficultés. Même si je ne peux pas partager sa maladie, c’est ma façon d’être avec lui.

Enfin, permettez à un Français de souligner qu’en ces temps où on parle davantage de ce qui divise les Belges, c’est un événement ou Wallons, Bruxellois et Flamands pédalent ensemble et sont ensemble dans les joies et les difficultés … et c’est plutôt sympa !

Patrick (Papa de Théo et Quentin)


Echos du peloton
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